Share my world


















English:

I don’t have the secret recipe or the foolproof plan to be a good parent, but I am sure of one thing: I am a good dad. I say this without any pretension, simply because that’s what I feel in my children’s eyes.

As a husband, I might not be able to say the same, given the failure of my marriage. But even then, I’m proud of myself. I gave everything—my energy, my devotion, my kindness. I sacrificed myself like never before, and I probably could have won the title of “Man of the Year.” But unfortunately, it was a case of “torn ligament of crossed feelings.” Sometimes life is like a football match: you can dominate the game the whole time and still lose at the end. But what I take from all this is the final result. I’ve been with my children from the beginning. I have shared, I still share, and I will continue to share my world with them.

They’re building themselves through me, and I experience unique, exclusive moments because I am alone with them. I’m doing a job that should ideally be done by two. And, contrary to what people might think about the difficulty of being a single parent, I see it as a privilege. Let me explain: I have the chance to be my children’s only pillar. It’s both a huge honor and an enormous pressure. But I really do see it as a blessing.

All the decisions that will help them build themselves need to be made with care. But I trust what I’m doing. Since the birth of my first child, I’ve always followed my intuition, going with my heart. I know I’m not perfect, that there are things I need to adjust, but with just my instinct, I’m proud of what I’m managing to do for them. I’m proud that my two older boys are good kids with big hearts and that they help me pass on our values to the younger ones.

I don’t know what they’ll become in the future, or whether they’ll have important jobs, but they already have what’s most important: good hearts. I know there will probably be challenges with my daughter, things I might not be able to handle as a man, but I’m glad to see her growing into a little problem-solver, sometimes even more attentive than her brothers.

It’s funny—sometimes it feels like I’m in an American sitcom where everything gets solved in scenes full of love and kindness. Just like in those shows, I tell my kids I love them every day, and they say it back. They even say it to each other. What might seem ordinary isn’t the case for most families, even when both parents are present.

Our daily life has always been filled with love. We had two fun weeks over the Toussaint holidays: Jeymil baked us cakes, Jamal set the vibe for Halloween movie nights, and they even helped the little ones make their Christmas lists. Of course, we all dressed up as manga characters. I even took advantage of it to do a photo shoot with them so we’d have memories.

I never would have imagined this, especially when I was in the dark, going through my breakup in sadness, when I thought my world was collapsing. Today, I’m living a happiness that’s even greater than anything I ever knew while I was in a relationship. Being a dad loved as much as I am, it’s a pleasure without end.

Life isn’t always rosy. They bicker, I feel like I’m always running, and I often find myself exhausted. I still have to deal with debts and issues that shouldn’t even be my responsibility. But at the same time, I’m living the ideal life any father would dream of with his children, and that’s priceless. This is where I put pressure on myself: for these four little angels, I have to give everything to raise them into complete adults.

And I especially fight to teach them values that go beyond what society promotes today. Everything nowadays is focused on “me, me, me”—individualism, narcissism, people obsessed with their image on social media, ready to do anything for buzz and fame, even if it means betraying family just to be noticed. This model, where appearance outweighs essence, is poisoning minds and destroying the values of sincerity, honesty, and kindness. I try to teach my kids the opposite: to be good, respectful, and supportive, without seeking validation from others or chasing an illusion of status.

I know it’s important to think of myself too, and I am aware that at some point, I’ll need to find someone who understands my life and loves me for who I am. But honestly, I’m not in a hurry. The kids remind me every day, with their kindness, that they’re on board with the idea of someone entering my life someday. It shows the maturity of my older boys. But let’s not reverse the roles: it’s not up to them to protect me; it’s my responsibility to protect them. Their concern is natural; when you love someone, you care about them. Teaching them this is, for me, a big success: making them kind, respectful, and loyal people.

I thank everyone who reads my story and encourages me to continue. Thank you for supporting my journey, and if it can give hope to others, then even better. If my story inspires you, showing that there are still people with values, I’ll keep sharing my world with you. And honestly, it does me good to share it.



Français:

Je n’ai pas la recette secrète ni le plan infaillible pour être un bon parent, mais je suis sûr d’une chose : je suis un bon papa. Je le dis sans aucune prétention, simplement parce que c’est ce que je ressens dans le regard de mes enfants.

En tant que mari, je ne pourrais peut-être pas en dire autant, vu l’échec de mon mariage. Mais là-dessus, je suis fier de moi. J’ai tout donné, toute mon énergie, mon dévouement, ma bienveillance. Je me suis sacrifié comme jamais, et j’aurais même pu décrocher le titre d’« homme de l’année ». Mais malheureusement, j’ai subi une « rupture des ligaments des sentiments croisés ». Parfois, la vie, c’est comme un match de foot : tu peux dominer tout le match et malgré tout perdre à la fin. Ce que je retiens de tout ça, c’est le résultat final. Je suis avec mes enfants depuis le début. J’ai partagé, je partage encore et je continuerai de partager mon univers avec eux.

Ils se construisent à travers moi, et je vis des moments uniques, exclusifs, parce que je suis seul avec eux. Je fais un travail qui devrait normalement se faire à deux. Et, contrairement à ce qu’on pourrait penser de la difficulté d’être un parent isolé, je le vis comme un privilège. Je m’explique : j’ai la chance d’être le seul pilier de mes enfants. C’est à la fois un immense honneur et une énorme pression. Mais je le vois vraiment comme une chance.

Toutes les décisions pour les aider à se construire doivent être prises avec soin. Mais j’ai confiance en ce que je fais. Depuis la naissance de mon premier, j’ai toujours fonctionné au feeling, en suivant mon cœur. Je sais que je ne suis pas parfait, que j’ai des ajustements à faire, mais avec mon instinct, je suis fier de ce que j’arrive à transmettre. Je suis fier que mes deux grands garçons soient des garçons avec un bon cœur et qu’ils m’aident à transmettre nos valeurs aux deux petits.

Je ne sais pas ce qu’ils deviendront plus tard, ni s’ils auront un travail important, mais ils ont déjà l’essentiel : un bon cœur. Je sais qu’il y aura sûrement des difficultés pour ma fille, des choses que je ne pourrai peut-être pas gérer en tant qu’homme, mais je suis heureux de la voir devenir une petite débrouillarde, parfois même plus attentive que tous ses frères.

C’est amusant, on dirait parfois que je vis dans un sitcom américain où tout se règle par des scènes d’amour et de tendresse. Comme dans ces séries, je dis à mes enfants que je les aime tous les jours, et ils me le disent aussi. Ils se le disent même entre eux. Ce qui pourrait sembler banal ne l’est pas pour la plupart des familles, même avec deux parents présents.

Notre quotidien est rythmé par l’amour depuis toujours. On a passé deux semaines amusantes pendant les vacances de la Toussaint : Jeymil nous préparait des gâteaux, Jamal nous ambiançait pour qu’on regarde des films d’Halloween, et ils ont même aidé les petits à faire leur liste pour le Père Noël. Bien sûr, on s’est tous déguisés en personnages de manga. J’en ai profité pour leur faire une séance photo, histoire de garder des souvenirs.

Jamais je n’aurais imaginé ça, surtout lorsque j’étais dans le noir, à vivre ma rupture dans la tristesse, quand je pensais que mon monde s’effondrait. Aujourd’hui, je vis un bonheur plus grand que tout ce que j’ai pu connaître en couple. Être un papa aimé comme je le suis, c’est un plaisir sans fin.

La vie n’est pas toujours rose. Ils se chamaillent, j’ai l’impression de courir partout, et il m’arrive d’être épuisé. Je dois encore gérer des dettes et des galères qui ne devraient même pas être de mon ressort. Mais en même temps, je vis la vie idéale dont tout père rêverait avec ses enfants, et ça, ça n’a pas de prix. C’est là que je me mets la pression : pour ces quatre petits anges, je dois tout donner pour en faire des adultes accomplis.

Et je me bats surtout pour leur transmettre des valeurs qui vont au-delà de ce que la société actuelle encourage. Aujourd’hui, tout est axé sur le « moi je », l’individualisme et le narcissisme, des gens obsédés par leur image sur les réseaux sociaux, prêts à tout pour le buzz et la célébrité, même à vendre père et mère pour se faire remarquer. Ce modèle où le paraître prend le dessus sur l’être envahit les esprits et détruit les valeurs de sincérité, d’honnêteté et de bienveillance. J’essaie d’inculquer à mes enfants le contraire : être bons, respectueux et solidaires, sans chercher la validation des autres ni courir après un statut illusoire. 

Je sais qu’il est important de penser à moi aussi, et je suis conscient qu’à un moment, je devrai trouver quelqu’un qui comprenne ma vie et qui m’aimera à ma juste valeur. Mais honnêtement, je ne suis pas pressé. Les enfants me rappellent chaque jour, avec bienveillance, qu’ils approuvent l’idée qu’un jour quelqu’un entre dans ma vie. Cela montre la maturité de mes grands garçons. Mais, ne renversons pas les rôles : ce n’est pas à eux de me protéger, c’est à moi de les protéger. Leur inquiétude est normale ; quand on aime, on se soucie de ceux qu’on aime. Leur avoir inculqué cela, c’est pour moi une grande réussite : faire d’eux des personnes bienveillantes, respectueuses et loyales.

Je remercie tous ceux qui me lisent et qui m’encouragent à continuer. Merci de soutenir mon histoire, et si elle peut redonner espoir à certains, tant mieux. Si mon combat vous inspire et vous montre qu’il existe encore des gens avec des valeurs, alors je continuerai à partager mon monde. Entre nous, ça me fait du bien aussi.

Commentaires

  1. Force frérot ton message est pure tu as du mérite d'élèvé tes enfants seul 🙌. Force honneur et robustesse 💪

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